Maiwann

Tahiti - jour 5

Ce matin, grande fatigue avec un début de migraine. Je suis clairement en SPM, donc la triplette anxiété-migraine-fatigue est là pour faire la teuf.

Aussi je me réveille comme d’hab à 6h (couchée à 20h en même temps), mais je retourne me coucher alors que les autres vont à la plage.

J’ai depuis le début une belle injonction à “profiter” qui me pourrit bien la tête. Aussi j’ai été assez satisfaite de voir que ce matin, quand tout le monde est parti se baigner et moi, me recoucher, la frustration n’était pas trop grande. Une chose à la fois, il faut que je garde en tête que voyager avec des valides ça demande de ne pas faire autant de choses qu’elleux. Et puis je repars le 24, il rese encore un peu de temps.

Fin de matinée on décide d’aller sur Papeete pour faire les boutiques recommandées par une amie sur place : des livres, du tissu, des perles, de l’artisanat. Il faut qu’on soit rentré avant les bouchons, on décide de repartir vers 15h30.

Arrivés, on tente de gouter les sushis, qui ici sont mangés avec une espèce de mayonnaise sucrée qui change complètement le rapport aux sushis. Sinon les sushis étaient bon mais clairement le poisson cru, qui est le plat iconique, surpasse tout le reste. Et le lait de coco frais aussi.

Ensuite boutiques, entre les perles, tellement de perles, des colliers de perles incroyables, des perles partout (bref); les librairies où j’ai sauté sur “Haikus sur Tahiti” un livre qui semble fait pour moi car mêlant Japon + Tahiti, puis une seconde immense librairie où j’ai cherché un livre pour enfant non écrit par des occidentaux (et avec un style graphique qui me plaisait) : pas facile, un livre écrit par un ou une polynésienne (idéalement) : j’ai galéré jusqu’au moment où je suis tombé sur cette 4e de couverture, littéralement faites pour moi :

« Mutismes, pour tous ces silences qui ont miné l’âme polynésienne… » Tabous et non-dits, frustrations et conflits, zones d’ombre et de silences. Autant de maux qui gangrènent la société polynésienne des années 1980 à 2000. Face aux drames qui bouleversent sa vie, depuis son enfance exposée à la violence du père, jusqu’à l’adolescence marquée par les départs et les arrachements, tandis que des atolls se font souiller par les tirs nucléaires d’une mère patrie dont elle ignore tout, cette jeune fille doute de sa foi en l’humanité. Seule son admiration pour Rori, activiste politique indépendantiste au charisme incontestable, parvient à lui redonner le sourire et à insuffler un sens à sa vie. Mais l’amour ne peut aveugler éperdument : il lui faudra s’exiler à 22 000 kilomètres, sur cette terre française étrangère, pour trouver la force de mettre des mots sur l’indicible. Et tenter de (ré)écrire l’histoire de son pays. Avec ce roman social et initiatique, Titaua Peu s’attelle à poser des mots sur les silences, à créer de la parole là où elle a été confisquée, oubliée. L’auteure de Pina (Prix Eugène Dabit en 2017) n’a jamais eu des termes aussi justes que lorsqu’elle évoque les silences, soulignant les non-dits et les interdits d’une société en perdition. Mu, n.c. tahitien : silence de quelqu’un qui a quelque chose à dire mais qui se tait. (Dictionnaire de l’Académie tahitienne - Fare Vana’a)

J’ai aussi pris “Chroniques de Tahiti : L’arbre à pain” et un magazine “Nos solutions pour un fenue durable” histoire de ramener un petit document qui lie écologie et Polynésie (iels parlent même d’un plan climat haha !)

Ensuite un tour au marché où j’ai acheté un paréo, et fin du tour au magasin de tissu. C’est si dur d’acheter du tissu !!! J’ai pris 2 fois 3 mètres et 1 fois… 2 mètres, on verra bien ce que j’en ferai !

Et ensuite retour et dès 16h il y a des bouchons (oui oui oui, l’île est très tournée vers la voiture, quelle surprise !), arrivée à 16h30 et repos pour moi car la migraine n’est pas loin.

Demain si le temps est bon on fera du bateau et des courses pour le voilier, on part pour une semaine de navigation samedi.

A plus les chats.

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